INTÉGRER UN DATA CENTER DANS LE TISSU TERRITORIAL De la maîtrise foncière à l'insertion urbaine
FONCIER & LOCALISATION ÉNERGIE & RÉSEAU
INSERTION URBAINE
VALEUR TERRITORIALE
1 Saturation en première couronne Les clusters historiques (Plaine-Saint-Denis, Saclay) arrivent à saturation. La deuxième couronne francilienne et les métropoles régionales (Bordeaux, Rennes, Dunkerque) captent les nouveaux projets. Le ZAN valorise mécaniquement les friches industrielles, où le data center est souvent l'usage le plus compétitif.
2 De « premier arrivé » à « premier prêt » L'accès au réseau électrique bascule d'une logique de réservation de puissance vers une logique de maturité de projet. Les dossiers les mieux préparés (foncier sécurisé, montage clair) seront favorisés. La valorisation de la chaleur fatale via les réseaux de chaleur urbains devient un prérequis de sélection de site.
3 Du bon voisin à la mixité d'usage Les DC hyperscale (40 MW+) restent contraints par des exigences de sécurité industrielle (batteries, groupes électrogènes). Les DC de proximité (1–10 MW) permettent en revanche une véritable mixité urbaine. Le SDRIF-E (OR 126) encadre la concurrence d'usage avec l'industrie et impose l'exemplarité environnementale.
4 Un actif qui s'impose par défaut ? Face au ralentissement de la logistique et à la sur- offre de bureaux, le data center est souvent la seule programmation immobilière à conjoncture favorable. Sa rentabilité fiscale reste complexe à évaluer, mais les emplois indirects (maintenance, IT clients) et les taxes industrielles renforcent l'attractivité pour les collectivités.
Source : Cushman & Wakefield Research France, entretien avec Félix Solé, Institut Paris Région A consulter : Observatoire des data centers en Île-de-France et le SDRIF-E 2040
CUSHMAN & WAKEFIELD | DE L'ALGORITHME À LA PIERRE
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